- Analytics & Reporting
Créez vos mesures Power BI selon ces 3 bonnes pratiques
Grâce à un rapport Power BI, vous obtenez des informations précieuses qui vous aident à prendre des décisions au quotidien. Vous disposez ainsi d’outils d’analyse pour évaluer la situation actuelle, étayer vos décisions et mesurer leur impact.
Mais avant de récolter les bénéfices d’un reporting fiable et pertinent, il faut d’abord le construire.
Lors de la conception de votre reporting, il est important d’adopter une approche réfléchie et structurée. Cela ne concerne pas uniquement la conception du modèle de données ou les étapes de structuration et de nettoyage des données, mais également la création de vos mesures (measures).
Que sont les mesures ?
Les mesures sont des calculs ou des formules qui transforment vos données en indicateurs de performance (KPI) exploitables. Ce sont elles qui traitent vos données (addition, soustraction, multiplication, division, filtrage et bien davantage) avant qu’elles puissent être affichées dans une visualisation.
Quelques exemples :
- Chiffre d’affaires
- Pourcentage d’augmentation ou de diminution du chiffre d’affaires
- Nombre de jours de crédit client
- Niveau de stock prévisionnel à 60 jours
- Réalisé, budget et écart pour votre compte de résultats managérial
- ...
Conseils pour créer vos mesures
Conseil n°1 : Définissez clairement le périmètre et organisez vos mesures dans des dossiers (et sous-dossiers)
Pour organiser vos mesures de manière conviviale, il est recommandé de les regrouper dans un dossier « Measures », complété par des sous-dossiers. Cela vous permettra de retrouver rapidement une mesure lorsque vous souhaitez la modifier ou l’utiliser dans un visuel.
La mise en place de cette structure dans Power BI est moins intuitive qu’on pourrait le penser. Pour ce faire, cliquez sur Enter Data dans l’onglet Home (1). Une fenêtre s’ouvre alors pour créer une nouvelle table. Vous pouvez laisser la table vide (2), lui attribuer un nom (3) puis cliquer sur Load.
La table apparaît alors parmi les autres tables du modèle. Ajoutez ensuite une première mesure à cette table (par exemple : Test | Chiffre d’affaires).
Supprimez la colonne vide (Column1) en cliquant sur les trois points puis sur Delete from model. Accédez ensuite à la vue Model (4), sélectionnez la mesure créée et renseignez un Display Folder (5). Power BI créera automatiquement ce dossier et y classera la mesure (6).
Une fois cette structure mise en place, il suffit de faire glisser les nouvelles mesures dans le dossier approprié. Attention : le déplacement des mesures vers la table dédiée et les sous-dossiers n’est possible que depuis la vue Model.
Conseil n°2 : Documentez vos mesures
Pour calculer certains KPI, vous devrez parfois créer des mesures plus complexes.
Ces mesures peuvent :
- combiner des données provenant de plusieurs tables ;
- s’appuyer sur une ou plusieurs autres mesures ;
- utiliser des fonctions DAX avancées.
Il est donc tout à fait normal qu’après quelques semaines ou quelques mois, vous ne vous souveniez plus précisément de leur logique ou de leur objectif.
En utilisant Shift + Enter, vous pouvez ajouter une ligne vide dans votre formule. En commençant ensuite une ligne par '//', vous ajoutez un commentaire sans impact sur le calcul.
De cette manière, vous enrichissez votre mesure avec des informations complémentaires qui pourront vous être utiles plus tard.
Par exemple :
- explication des fonctions DAX utilisées ;
- justification de certains filtres appliqués ;
- définition ou interprétation métier de la mesure.
Cette documentation facilite considérablement la maintenance et le partage du modèle avec d’autres utilisateurs.
Conseil n°3 : Définissez immédiatement le format de la mesure
Lorsqu’une mesure est créée, Power BI lui attribue automatiquement un format.
Dans de nombreux cas, ce format est General, ce qui signifie que la valeur calculée est affichée dans sa forme la plus simple, sans symbole monétaire, sans séparateur de milliers et sans formatage spécifique des décimales.
Ainsi, un chiffre d’affaires de 5 125 000,00 € sera affiché sous la forme 5125000.
Comme un rapport contient rapidement un grand nombre de mesures, il est préférable de définir le bon format dès leur création. Cela évite de devoir revenir ultérieurement sur chaque mesure individuellement.
Power BI propose différents formats prédéfinis adaptés à plusieurs types de données :
- nombres entiers ;
- nombres décimaux ;
- pourcentages ;
- devises ;
- etc.
Il est également possible de créer un format personnalisé.
Dans ce cas, vous définissez séparément l’affichage des valeurs positives, négatives et nulles en utilisant le séparateur « ; ».
Par exemple :
€ #,##.0;(€ #,##.0);€ 0.0
Ce format affichera :
- Les nombres positifs : symbole euro, séparateur de milliers et une décimale.
- Les nombres négatifs : entre parenthèses, avec symbole euro, séparateur de milliers et une décimale.
- Les valeurs nulles : affichées sous la forme € 0,0.
Cette approche apporte souvent davantage de cohérence que certains formats standard proposés par défaut.
Pour plus d’informations sur les formats personnalisés, consultez la documentation Microsoft relative à la fonction FORMAT de DAX.
Conclusion
En appliquant ces quelques bonnes pratiques, vous construisez un reporting Power BI plus structuré et plus robuste, y compris « en coulisses ».
Vous retrouverez plus facilement vos mesures, comprendrez plus rapidement leur logique et pourrez les modifier efficacement lorsque cela sera nécessaire.
En résumé :
- Organisez vos mesures de manière structurée.
- Documentez-les systématiquement.
- Définissez immédiatement leur format d’affichage.
Ces habitudes simples contribuent fortement à la qualité, à la maintenabilité et à l’évolutivité de vos rapports Power BI.
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